21 Mai 2015

Segment Sol

Pour opérer les missions Sentinel, l'ESA a développé un segment sol dédié qui comprend :

  • Sentinel Flight Operations Segment (FOS) ;
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  • Sentinel Payload Data Ground Segments (PDGS) comprenant :
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    • Core Ground Stations (CGS) avec Acquisition de Données et Génération de Produits Quasi Temps Réel : Matera (eGeos, IT), Svalbard (K-Sat, NO), Maspalomas (Inta, SP), Alaska (K-Sat, NO) ;
    • Sentinel Processing and Archiving Centres (PAC) : S1 (Astrium/UK, DLR/DE), S2 (Astrium/UK, Indra/SP), S3 (OLCI Land DLR/DE, SRAL CLS/FR, SLSTR-SYN ACRI/FR), S3 (OLCI Marine EUMETSAT/DE) ;
    • Sentinel Missions Performance Centres (MPC) : S1 (CLS/FR), S2 (CS/FR), S3 (ACRI/FR) ;
    • Sentinel Precise Orbit Determination (POD) ;
    • Payload Data Management Centre (PDMC) qui est commun aux différentes Sentinel (ESRIN). Il héberge le GSC Data Access system (GSCDA).

Le volume généré par le segment sol de l'ESA atteindra en régime de croisière environ 13 To/jour.

L'agence spatiale européenne met en place un réseau de distribution propre à chaque famille d'utilisateurs :

  • un accès réservé aux services Copernicus ;
  • un accès sans garantie de performance aux utilisateurs scientifiques et "autres", cette dernière classe regroupant toutes les catégories d'utilisateurs, y compris le secteur aval commercial. Des sites miroirs internationaux et nationaux en Europe pourraient compléter cet accès ;
  • un accès pour les utilisateurs internationaux via des sites miroirs internationaux (par exemple hub basé aux Etats-Unis) ;
  • un accès via les sites miroirs nationaux pour les utilisateurs des Etats Membres de l'ESA (projets collaboratifs, projets R&D financés par l'ESA).

data_distribution_organization.png

Organisation de la distribution des produits Sentinel telle que proposée par l'ESA

Code couleur de la couche CSC Data Access : en bleu les hubs sous responsabilité / financement de la Commission Européenne et mis en place techniquement par l'ESA, et en orange le hub sous la responsabilité de l'ESA.

Les hubs de l'ESA devraient contenir une archive roulante limitée aux dernières acquisitions de 1 à 3 mois. Chaque hub sera doté d'une interface utilisateur basée sur la même architecture (Data Hub User Service) permettant de consulter le catalogue, sélectionner et télécharger des produits.

Le dispositif de dissémination est complété par des sites miroirs nationaux mis en œuvre dans le cadre des "Segments Sols Collaboratifs". Plusieurs pays (Allemagne, Italie, Royaume Uni, Grèce, Finlande...) se sont déjà engagés dans cette démarche. La France développe son propre site miroir : PEPS (Plateforme d'Exploitation des Produits Sentinel). Globalement, l'ESA a recensé une douzaine de propositions de sites miroirs nationaux et régionaux.

Les sites miroirs nationaux disposeront d'un droit d'accès unique (un seul utilisateur enregistré) à un hub dédié qui est censé offrir des performances garanties au niveau des serveurs. La liaison entre le site miroir et le hub de l'ESA (Wide Area Network) reste à la charge de l'Etat Membre.

distribution_to_mirror_sites.png

Diffusion des données Sentinel vers les sites miroirs

Le CNES est le point de contact national de l'ESA pour l'ensemble des initiatives collaboratives en France. À ce titre, il recevra le droit unique d'accès au hub de l'ESA. Concrètement, un utilisateur européen, qu'il soit collaboratif ou pas, aura deux possibilités pour avoir accès aux produits Sentinel : via internet auprès du ou des hubs de l'ESA dédiés aux utilisateurs "scientifiques et autres" et via le site miroir lorsqu'il existe. Une troisième voie - limitée - est possible : via une station de réception locale (uniquement pour les données Sentinel-1 acquises dans le champ de visibilité de la station).

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